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C’était un matin, un dimanche, un de ces jours où l’été dore les feuilles, prémices de l’automne. L’astre levant, éveillant la faune alentours, excitait mes appelants, exagérant la fréquence de leurs chants. Le ballet de la vie s’agitait sous mes yeux, à l’est, le vol rapide d’un martin-pêcheur saluait une querelle de deux coqs communs protégeant un invisible territoire. Et puis elles sont arrivées, annoncées bruyamment par ce serrage saisissant dont sont capables nos appelants, huit sarcelles d’hivers dansant dans les airs. Virant à gauche, montant et jouant dans l’azur à une vitesse surprenante, elles firent trois tours de marre, acclamées par mes appelants… et l’instant magique arriva, cassant, elles se posèrent à 25 mètres jutes à côté de blettes de leur espèce. J’arrêterai là mon récit, mon bonheur ce résumant à ces quelques images gardées précieusement au fond de ma mémoire.
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