Ouverture de la truite : êtes vous prêts?

Par natuxo, 06 Mars 2017

Ouverture de la truite : êtes vous prêts?

 

La truite : quel poisson passionnant et magnifique. Tellement maligne et habile pour déjouer les stratagèmes du pêcheur que ce dernier doit redoubler d'ingéniosité pour tromper la reine des rivières.

 

Au fil des années les techniques ont évoluées et surtout se sont multipliées.

 

A l'époque de nos grands parents un vers de terre, une sauterelle ou un vairon et la panoplie était complète. Malgré son aspect simpliste cette technique, dite aux appats naturels, est bien plus complexe qu'il n'y parait et reste encore largement répandue. Le "Toc" oblige à une observation précise de la rivière afin de déterminer où se cache le poisson. Une analyse des courants et de la topologie va permettre de définir la plombée plus ou moins lourde de la ligne afin de faire dériver l'appât de la façon la plus naturelle possible. Le Toc se pratique avec une canne, entre 3.40 mètres et 7 mètres, équipée d'un petit moulinet.

 

 

Outre les appats naturels, les leurres et notamment la "cuiller", sont utilisés depuis de nombreuses décénies. C'est en 1653 que l'on trouve la  première mention de "leurres artificiels". A partir de 1850, les cuillers font leur apparition, c'est aussi à cette époque que les premiers leurres en bois sont brevetés aux Etats-Unis. Aujourd'hui, les leurres sont de vrais petits bijoux de technologie. Qu'ils soient en bois ou en plastique ils peuvent êtres flottants, coulants ou bien rester entre deux eaux. Les fabricants rivalisent d'ingéniosité toujours dans le même but, attraper cette fameuse truite.

 

 

 

Nous ne pouvons parler de pêche à la truite sans évoquer cette technique à la fois complexe et majestueuse qu'est la pêche à la mouche. Il s'agit ici de leurrer la truite en utilisant une imitation d'insecte. La mouche artificielle est fabriquée en plume, poil ou laine de diverses couleurs et formes. Cette technique requière un matériel très spécifique : notamment la canne, appelée "fouet", qui permet de propulser la mouche artificielle. Le fil, ici appelé "soie", apporte le poid nécessaire à la ligne pour atteindre les poissons à plusieurs dizaines de mètres. Comme pour le Toc, il est imperatif de bien observer la rivière en analysant les insectes afin de proposer une imitation des plus précises selon les biotopes.

 

   

 

Toutes ces techniques sont passionnantes et demandent des années de pratique avant d'être maîtrisées. L'un vous dira que la mouche est la plus belle des techniques, un autre que le leurre permet d'en attraper plus. Quoiqu'il en soit, nous sommes tous animés par la même passion, tromper cette belle Fario si discrète et insaisissable. Nous aurons tous cette poussée d'adrénaline quand le fil se tend et, cette petite étincelle dans le regard quand enfin la belle arrive à l'épuisette.

 

 

 

Gaël FARGE -  L'équipe Natuxo

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